3) L'aile

 



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Organisation de l'aile

 

1 : Rémiges primaires                        4 : Rémiges secondaires    7 : Petite couverture

2 : Couverture primaires (tectrices)      5 : Grande couverture        8 : Rémige tertiaire

3 : Alula                                           6 : Couverture médiane     9 : Plume scapulaire

 

 

 

 Les ailes sont la pièce maîtresse de l’oiseau : elles sont composées d’os se rapprochant du bras humain, indice de leur parenté et de plumes, divisées en 3 parties :

 

 L’alula est une partie du plumage de l’aile d’oiseau. Les plumes qui le composent sont appelées rémiges bâtardes. Elles ne servent pas strictement au vol.

 

 Les rémiges sont les plumes principales de l’oiseau, et essentielles au vol. Ce sont les plus grandes. Elles sont dirigées vers l’extérieur et l’arrière de l’aile, se recouvrant pour former un plan quasi-continu. Trois niveaux de couverture masquent les espaces entre les calamus des rémiges et la partie charnue de l’aile. Les rémiges primaires sont fixées sur les phalanges et les métacarpes, formant la pointe de l’aile. Les rémiges secondaires sont fixées sur le bord externe du cubitus. Les rémiges tertiaires ou scapulaires sont fixées sur une membrane s’étendant de l’humérus au flanc. Les plumes sont symétriques entre elles au niveau des deux ailes. Les rémiges diffèrent selon les espèces ce qui permet de différencier assez facilement les oiseaux.

 

 Les tectrices sont des plumes courtes de couverture. Elles recouvrent la base des rémiges et le corps jusqu’aux plumes de la queue appelées rectrices. Plusieurs types de plumes représentent cette famille :

 

Le duvet, formé de plumes légères dont les barbes ne sont pas enchevêtrées,

Les plumules, de très petites plumes sur les tarses (pattes de l’oiseau),

Les camails, des plumes garnissant l'arrière et les côtés du cou. Elles n’ont qu’un rôle indirect dans le vol.


 

 La plume en elle-même a une structure toute particulière adaptée au vol. Elle est composée d’une tige dont la base est creuse. Elle est composée de kératine, que l’on retrouve dans les cheveux et les ongles humains. Les barbes sont accrochées au rachis, l’axe central de la plume. Chaque barbe dispose à son tour de barbules disposées de la même façon. Les barbules sont accrochées entre elles grâce à des petits crochets, ce qui confère une imperméabilité et une rigidité à la plume. Le poids total des plumes représente 5 à 10% du poids de l'oiseau.

  

 

plume.jpg

Structure de la plume

 

 

 

ESPECE

POIDS (en g)

 

NOMBRE DE PLUMES

Cygne de Bewick

7000

25216

Pygargue à tête blanche

5000

7182

Canard Pilet

900

14914

Chouette rayée

800

9206

Tourterelle maillée

100

4207

Grive musicienne

58

3303

Colibri à gorge rubis

3

940

 

Tableau représentant le poids (en g) et le nombre de plumes de différents oiseaux

 

 

Le nombre de plumes varie selon la saison (moins de plumes en été) et le climat (plumage plus lourd dans les pays froids).

 

 

 

barbule.jpg

Structure interne de la plume

 

 

 Les différentes conditions climatiques, les différents types de vols sont à l’origine d’une très grande variété d’ailes d’oiseau. Celles-ci sont adaptées à chaque espèce et regroupées en quatre catégories pour faciliter la compréhension : l’aile elliptique, l’aile à grande vitesse, l’aile à grand allongement et l’aile munie d’interstices.

 

 L’aile elliptique est plutôt courte et large. Le bout de l’aile comporte parfois des échancrures pour réduire les turbulences liées au vol. Les oiseaux ayant des ailes elliptiques ont un vol lent et aisément manoeuvrable, parfaitement adapté au vol dans le milieu forestier.

 

Fichier:House Crow I IMG 6211.jpg

 

Le corbeau familier possède des ailes elliptiques


 L’aile à grande vitesse est longue et effilée, sans échancrure. Son allongement est assez élevé. Ce type d’aile est caractéristique des oiseaux migrateurs comme les faucons ou les martinets, ou encore des oiseaux ayant besoin d’adresse et de vitesse car ils chassent en vol.

 

Fichier:Common tern with fish.jpg

 

Les ailes à grande vitesse de la sterne pierregarin

 

 L’aile à grand allongement est étroite, effilée et sans échancrure. L’allongement est très élevé. Les oiseaux possédant des ailes à grand allongement font du vol plané à haute vitesse, comme l’albatros.

 

Fichier:Lesser Black-backed Gull.jpg

 

Le goéland brun est pourvu d'ailes à grand allongement

 

 L’aile munie d’interstices possède un allongement modéré, une grande cambrure et une extrémité très échancrée, que l’on appelle l’émargination. Les aigles ou les vautours possèdent ces ailes, qui leur permettent de porter de lourdes proies car celles-ci réduisent les turbulences mais augmentent la portance.

 

Fichier:African fish eagle flying cropped.jpg


L'aile munie d'interstices, utile au pygargue vocifère


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