1) La charge alaire

 

 La notion de charge alaire est fondamentale pour comprendre pourquoi un oiseau est capable de voler. Cette charge alaire est le rapport entre la masse de l’oiseau et la surface portante de ses ailes. Elle influe considérablement sur le vol des oiseaux. En effet, un oiseau ayant une charge alaire très élevée, comme l’albatros, aura plus de mal à s’envoler et consommera plus d’énergie à battre des ailes, alors qu’un oiseau ayant une charge alaire très faible comme le roitelet huppé n’aura pas besoin de faire beaucoup d’efforts pour s’envoler.

 

                               urubus.jpg           

         Urubu à tête rouge                                    Urubu à tête noire  

 

L’urubu à tête rouge possède une charge alaire moins importante que l’urubu noir, il a donc une plus grande facilité à décoller et atterrir.


 

Ainsi, on peut renseigner les caractéristiques de plusieurs oiseaux dans un tableau :


Masse

(en kg)

Surface alaire

(en m²)

Charge alaire

(en kg/m²)

Espèce

0,0055

0,005

1,10

Roitelet huppé

0,029

0,012

2,42

Moineau domestique

0,039

0,013

3,00

Martinet noir

0,07

0,024

2,92

Pic épeiche

0,07

0,0245

2,86

Merle noir

0,205

0,066

3,11

Vanneau huppé

0,278

0,1168

2,38

Chouette effraie

2,425

0,136

17,83

Plongeon huard

0,582

0,154

3,78

Faucon pèlerin

0,852

0,203

4,20

Buse variable

5,66

0,282

20,07

Bernache du Canada

1,4

0,359

3,90

Héron cendré

3,69

0,552

6,68

Cigogne blanche

9,85

0,576

17,10

Cygne tuberculé

9,83

0,622

15,80

Albatros

4,66

0,652

7,15

Aigle royal

7,5

1,045

7,18

Vautour à tête blanche

 

 

Les oiseaux présents dans ce tableau ont des charges alaires plus ou moins grandes et cela reflète les différents types de conditions climatiques et de paysages auxquels les oiseaux ont dû s’adapter. En effet, les oiseaux ayant une charge alaire faible volent plutôt dans des milieux avec peu d’espace, comme les forêts, et doivent donc pouvoir se poser ou décoller à tout instant.

 

Comme on peut le voir ici, le cygne tuberculé a une charge alaire très haute. On peut donc supposer que son vol est laborieux, et cela est confirmé par les observations que l’on peut faire de cet oiseau au moment du décollage : en effet celui-ci a du mal à décoller et vol ensuite assez difficilement en dépensant beaucoup d’énergie.

 

La plupart du temps, la surface alaire augmente moins rapidement que la masse, c’est pourquoi la charge alaire augmente et un oiseau trop gros n’arrive pas à décoller.


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