2) Types de vols

 

Le vol de l’oiseau dépend de nombreux critères, tels que la taille de l’oiseau, sa masse, la forme de ses ailes, son mode de vie, etc… Toute leur morphologie et leur anatomie contribuent à ce mécanisme.


On distingue quatre types de vols :

 

  • Le vol battu


Le vol battu concerne une grande majorité d’oiseaux. Il consiste à battre des ailes. Les rémiges primaires servent de propulseur. C’est la partie de l’aile dont les mouvements ont la plus grande amplitude et le plus de force. Les rémiges secondaires servent pour la manoeuvre. Il existe les battements lents comme chez le vautour et les battements rapides, par exemple chez le martinet.

C’est une technique qui demande un fort apport énergétique, et les oiseaux qui la pratiquent ont une musculature très développées.


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  • Le vol à voile


Il consiste à voler sans battre des ailes. 
Les grands planeurs tels que les rapaces de la famille des accipitridés (vautours, aigles, buses, épervier) pratiquent beaucoup ce type de vol. Leurs ailes sont très larges et proportionnellement courtes aux extrémités. Ces oiseaux pratiquent de longs voyages et demandent donc une énorme endurance et de fortes ressources énergétiques. Pour minimiser ces lourdes dépenses, ces oiseaux ont adopté ce type de vol qui leur permet de pratiquement pas battre des ailes. Ils utilisent notamment certains courants aériens, les courants jet, pour économiser encore leurs ressources. 

 

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Pourtant les grands rapaces, à quelques exceptions près, ne migrent pas. Mais ils dépendent souvent d’une nourriture peu abondante en tant que prédateurs. Ils doivent donc, pour vivre, couvrir un vaste territoire. De larges ailes sont alors utiles pour utiliser l’énergie thermique. L’irrégularité d’un sol lui offre des orientations au soleil différentes et le couvert végétal varie d’un endroit à l’autre. Ainsi il suffit d’une variation de la température de l’air entre deux endroits proches pour créer ce que l’on appelle un thermique. Il s’agit d’une spirale d’air plus chaud qui, de par sa plus faible densité, monte verticalement. 
Les oiseaux savent repérer ces ascendances et sont capables d’y prendre une hauteur impressionnante en quelques minutes et sans battre des ailes. 

 

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Donc ces oiseaux pratiquent le vol à voile avec des ailes larges et courtes. Mais d’autres le pratiquent avec des ailes longues et très étroites, dont les albatros et autres oiseaux pélagiques. Se maintenir à une altitude constante dépend de la charge alaire et de la vitesse de vol. Dans le cas précédent, les rapaces compensaient leur faible vitesse par une voilure importante. Ici c’est l’inverse. Ces oiseaux, qui vivent en pleine mer, sont confrontés aux vents violents. Ils profitent donc des vitesses importantes qu’ils y trouvent et n’ont alors pas besoin de larges ailes.

 

 

  • Le vol plané

 

Le vol plané des oiseaux est souvent utilisé. Il demande la maitrise du vol et ne peut exister seul : des phases de vol battu sont nécessaires pout trouver les courants aériens :

- vol tendu avec battements d'ailes continus (merle, pivert)

- vol en vagues avec phases de vol plané (pinson)

- économie des forces chez les oiseaux migrateurs (oie sauvage) : vol en formation (triangle), l'oiseau suiveur récupérant la composante ascendante en bout d'aile de l'oiseau précédant, battements d'ailes alternés par rapport à l'oiseau qui précède.

 

Le vol plané consiste donc à alterner les phases de vol battu et les phases de vol a voile, ailes déployées. Il est donc pratiqué, au moins brièvement, par de nombreuses espèces comme moyen de se reposer quelque peu en interrompant un instant l'activité musculaire.

 

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  • Le vol stationnaire

 

C'est un vol sans déplacement : l'oiseau tourne en rond dans les airs de plusieurs manières.

- Soit il bat des ailes comme les crécerelles.

- Soit il ne bat pas des ailes mais se sert du vent.

 

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Comparaison


Le vol battu consomme 10 fois plus d'énergie que le déplacement à terre et infiniment plus que le vol à voile.

Le rôle du vol plané est parfaitement illustré par la comparaison entre la cigogne blanche et la grue cendrée, échassiers de tailles voisines. Les cigognes blanches qui avalent une nourriture exclusivement animale, riche en protéines mais pauvre en graisse seraient incapables de soutenir un vol battu très prolongé. A la fin de l'été, elles mettent donc éventuellement des semaines pour se rendre en vol à voile, de thermiques en thermiques aléatoires, dans leurs zones d'hivernage en Espagne ou en Afrique. En revanche, les grues cendrées dont l'alimentation avant et pendant la migration est constituée en grande partie de céréales, voire de pommes de terre ramassées dans les champs, après s'être déjà nourries de rhizomes (parties souterraines de la tige) de roseaux, de baies et d'airelles. Ainsi, bien dotées en réserves de calories, elles sont donc en mesure de franchir dans la journée des étapes de plusieurs centaines de kilomètres en vol battu.

L'endurance au vol est par ailleurs liée aux capacités de stockage des graisses servant de réservoir de carburant et au régime alimentaire.

 


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